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Néanmoins,
dans les mois qui suivront l'identification d'une souche virale
pandémique, toute la population québécoise
pourra recevoir un vaccin contre l'influenza, vraisemblablement
en deux étapes. D'après les évaluations du
ministère, entre 11 et 14 millions de doses devront être
administrées.
Avant
l'élaboration du vaccin, les services de santé auront
recours à des antiviraux, qui dans certains cas et de façon
limitée, peuvent être utilisés pour le traitement
de l'influenza.
D'après
le scénario retenu par le gouvernement, les travailleurs
du réseau de la santé, à la première
ligne de front, seront durement touchés par le virus.
Pour
éviter une paralysie quasi complète du réseau
hospitalier, le plan Couillard prévoit recourir à
"du personnel de relève", comme les retraités
de la santé, les nouveaux diplômés, les étudiants
et des bénévoles.
"La
population québécoise est tissée serrée",
a souligné M. Couillard, convaincu que les citoyens participeront
de bon gré à l'effort de mobilisation.
L'hospitalisation
massive de personnes infectées pourrait également
nécessiter le report des chirurgies électives afin
de parer au plus urgent, a avisé le ministre.
En
ce sens, l'accès aux hôpitaux serait limité
aux personnes gravement malades, les autres étant contraintes
de se soigner à la maison.
Malgré
cela, en cas de débordement, le plan de lutte à la pandémie
comporte la mise en place "de sites non traditionnels de
soins", c'est-à-dire des hôpitaux de fortune
aménagés dans des écoles, des gymnases ou
des installations militaires.
Dans
l'espoir de retarder la propagation généralisée
de l'infection, le gouvernement du Québec n'hésitera
pas à "restreindre" l'accès à des
lieux publics et pourrait même, si la situation l'exige,
imposer la fermeture d'entreprises ou d'usines où des cas
d'infection ont été signalés.
Le
plan prévoit même une mesure spéciale pour
gérer "la quantité importante de décès"
qu'entraînerait l'éventuelle pandémie.
De
fait, la procédure de constatation médicale des
décès serait accélérée considérablement
afin de disposer rapidement des cadavres par l'entremise des entreprises
funéraires.
La
pandémie attendue d'influenza serait la quatrième
à frapper le monde depuis une centaine d'années,
après la grippe espagnole en 1918-19, la grippe asiatique
en 1957-58 et la grippe de Hong Kong en 1968-69. Tous ces fléaux
étaient d'origine aviaire.

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